La rencontre amoureuse c’est comme un entretien d’embauche (suite)

La rencontre amoureuse c’est comme un entretien d’embauche (suite)

Quelles questions poser lors de son entretien de recrutement pour un CDI amoureux?

On peut commencer par utiliser un moyen mnémotechnique : passé, présent, future.

Le passé :

Le(s) Ex(es). Questions importantes. Sans avoir l’air de rien, il est essentiel pour un CDI amoureux de s’assurer que le candidat a fait le deuil de ses relations précédentes. Si vous sentez la moindre tristesse à la seule évocation de l’ex, fuyez. Je ne dis pas qu’on n’a pas tous des regrets, des pensées émues pour des aventures passées, mais pour soi comme pour les autres, il faut réussir à aller de l’avant et se séparer du passé pour aller vers le future. Que le candidat ne cherche avec vous qu’à combler une plaie béante, que sa psy qui va lui permettre de passer à autre chose, vous prenez un gros gros risque. En anglais on appelle ça « to be on a rebound » : le trampoline qui permettra de rebondir. Si on ne s’appelle pas Mère Thérésa, alors il faut laisser au bord de la route le petit chaton en détresse.

Le présent :

Un des aspects importants est d’arriver à définir les besoins du recruteur : de partager sa vie, ou simplement sexuels, ou logistiques (quelqu’un pour lui faire ses courses, sa bouffe et accessoirement ses fellations).

Il faut poser des questions sur sa vie, ses loisirs : si le mec parle beaucoup de ses week-ends sportifs entre potes, c’est qu’il s’auto-suffit. A l’inverse, s’il a zéro ami, un voyant rouge devrait s’allumer et clignoter dans le cerveau. Parler du boulot est également tout à fait opportun dans le cas où on est face à qqn qui voyage beaucoup pour le boulot et qu’on déteste être seule pendant la semaine.

Le futur :

La question : « pourquoi tu veux être dans une relation, pourquoi tu cherches quelqu’un » est à mon avis tout à fait appropriée dans ce genre de contexte même si ça peut donner l’impression d’être à un interrogatoire. C’est aussi une réponse à préparer. Il faut montrer sa motivation et s’assurer que l’autre est motivé. Motivé mais pas mort de faim, ce qui fausserait l’appréciation de la candidature. Sauf si l’autre en face est mort de faim évidemment, mais alors la pertinence de l’entretien d’embauche tombe à l’eau. Donc s’il passe tous ses weekends à Ibiza, à jouer au golf/faire du VTT, mais que quand même il aimerait bien quelqu’un pour lui repasser ses chemises, il montre sa motivation.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, je suis persuadée qu’il faut rechercher l’imperfection dans les réponses : le mec qui balance la réponse que la nana veut entendre : « il me manque une nana à regarder au réveil pour lui apporter son petit déj au lit avec un bouquet de roses et ma carte bleue », c’est louche.

Le « je sais pas, j’ai l’impression que… » est acceptable, les hésitations sont des signes soit qu’il y a des raisons inavouables, soit que la personne n’a pas de plan de carrière défini et qu’il marche au feeling. Et on est un peu tous comme ça n’est ce pas?

 

Un temps est peut être à ajouter. Non pas le subjonctif imparfait du verbe savoir, mais le conditionnel. « Et si… »

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