Extension du domaine de la lutte

Extension du domaine de la lutte

 Je pense souvent au roman de Houellebecq « extension du domaine de la lutte »

« En système économique parfaitement libéral, certains accumulent des fortunes considérables ; d’autres croupissent dans le chômage et la misère. En système sexuel parfaitement libéral, certains ont une vie érotique variée et excitante ; d’autres sont réduits à la masturbation et la solitude. Le libéralisme économique, c’est l’extension du domaine de la lutte, son extension à tous les âges de la vie et à toutes les classes de la société. De même, le libéralisme sexuel, c’est l’extension du domaine de la lutte, son extension à tous les âges de la vie et à toutes les classes de la société. Sur le plan économique, Raphaël Tisserand appartient au camp des vainqueurs ; sur le plan sexuel, à celui des vaincus. Certains gagnent sur les deux tableaux ; d’autres perdent sur les deux. »

Houellebecq dit que l’extension, son premier roman, est le plus autobiographique. Il mesure à peine plus qu’1m70, et avec sa gueule décalée on ne peut pas dire qu’il ait le physique typique du bel écrivain mystérieux qui fait chavirer les filles dans ses bras.

Toujours est-il qu’il a très bien montré l’essence du rapport sexuel et/ou amoureux de notre époque : un rapport marchand. Le libéralisme sexuel, la loi de l’offre et de la demande. Pour une fringante trentenaire, la demande est bien plus élevée que l’offre. Pour un cinquantenaire divorcé grisonnant et bedonnant il y a plus d’offre que de demande. C’est presque du bon sens, tout le monde le sait, tout le monde l’a inconsciemment intégré. Je ne connais pas d’expression en français, mais en anglais c’est une expression footballistique qui l’illustre : « elle ne fait pas partie de ta ligue », qui veut dire qu’une fille est bien trop belle pour le joueur de troisième division que tu es.

Alors bien sûr sur un malentendu il y a toujours moyen de gagner un match et d’arriver en finale du championnat de France contre une équipe de ligue 1. Mais c’est rare.

Alors que puis-je me procurer sur le marché de la drague compte tenu de mes moyens. Et là les moyens ne sont pas monétaires, ils sont principalement physiques, pour la moitié je dirais, et l’autre moitié partagée entre la prestance, l’attitude et la personnalité.

En ce qui me concerne sur le marché de la drague, rien ne pourra contrebalancer une petite taille : pour moi c’est rédhibitoire, je ne peux pas tomber amoureuse d’un mec de ma taille et encore moins plus petit. C’est comme ça. Et ici on ne juge pas.

Allez les filles, qui n’a pas été déprimée un jour de constater avec horreur les avances d’un vieux ou gros ou moche, et de se dire « c’est pas possible, c’est « ça » que j’attire ? ». Ce qui signifie que sur le marché de la drague, tu n’es pas hors d’atteinte de mecs que tu trouves répugnants ; tu joues sur le même terrain.

Pas le terrain des jeunes de vingt ans, pas le terrain des trentenaires, le terrain des quarantenaires, avec de plus en plus de cinquantenaires qui se disent qu’ils peuvent tranquillement te pécho. Tu es accessible. Et oui c’est la loi de l’offre et de la demande.

Voilà pourquoi mesdames, je ne sais pas pourquoi je dis mesdames, j’aurais juste envie de dire à mes copines : prenez soin de vous, teignez-vous les cheveux, soyez belles et pimpantes ; parce que déjà quand je te regarde copine je veux avoir envie d’être aussi belle que toi.

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