Savoir ce qu’on veut

Savoir ce qu’on veut

Dans la rencontre, l’important n’est pas de savoir si on va plaire à l’autre, mais c’est de comprendre si l’autre nous plait. Et cela exige de bien se connaitre: connaitre ses failles permet de ne pas tomber dans des pièges que l’autre n’a peut être même pas conscience de nous tendre. « Est-ce que je n’aime pas être seule, est ce que j’ai besoin d’être rassurée sur mon physique, est ce que je veux tellement un enfant que je prendrais le premier mec qui me promet d’en faire un… » toutes ces vulnérabilités que quelqu’un va indirectement nourrir avant même que je puisse vraiment évaluer s’il me plait.

Dans cet optique, le stress est différent. Une fois que l’on sait qui on est, d’où on vient et ce qu’on veut. On sait qu’on ne plait pas à tout le monde. Donc au lieu de mettre toute l’attention sur soi, sur l’objectif de faire la plus bonne impression, mettons toute notre attention sur l’autre, sur sa manière d’être, son humour, son honnêteté, son authenticité.

J’ai mis du temps pourtant à renverser ce stress que je ressentais à chaque première rencontre avec un inconnu. Je ne sais même pas trop ce qui me passait par la tête. « Est ce que je vais lui plaire » ? Certainement qu’il y avait un peu de ça. Au fur et à mesure du temps j’ai essayé de me focaliser sur la question : « est ce qu’il va me plaire? ». Ce qui me stressait aussi d’ailleurs. La perspective de rencontrer un inconnu, de passer ne serait-ce qu’une heure avec quelqu’un qui ne me plaisait pas du tout, me déprimait…

J’ai appris à poser des questions, beaucoup de questions. Je suis presque devenue une vraie flic. A tel point qu’il faut que je trouve le bon dosage et que je commence à parler un peu de moi. Car dans la séduction on se livre un peu, beaucoup. On va au-delà de la rencontre amicale. En règle générale il faut plutôt se méfier de celui qui ne fait que répondre aux questions, tout préoccupé qu’il est à ne parler que de lui, que de lui. S’il ne s’aperçoit, ne serait-ce qu’à la fin, qu’il n’a fait que parler de lui, un signal rouge s’allume. Oui c’est pervers me direz vous, car on n’aura eu de cesse de lui poser des questions. Mais c’est la règle : méfiez vous de ceux qui ne parlent que d’eux.

Éviter de parler de sa petite personne n’est pas pour autant un signe d’intérêt pour l’autre me direz vous. Certes. Il faut donc se dévoiler un peu et voir si l’autre a envie d’en savoir plus.

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